ACTU A LA UNE

94Alors que l’engagement des agents publics dans la période de crise sanitaire est salué dans les discours, dans les faits leur statut et leurs conditions de travail continuent à être attaqués de toute part. Gel du point d’indice, sous-effectif chronique, glissements de tâches et polyvalence imposée pour compenser les absences, recrutements gelés, télétravail avec les moyens du bord…
Nos missions sont de plus en plus difficiles à assurer alors que les besoins de la population vont grandissant.

Dans la droite ligne de la loi du 6 août 2019 dite « de transformation de la Fonction publique », à laquelle l’ensemble des organisations syndicales s’est unanimement opposé, c’est désormais le temps de travail qui est dans la ligne de mire de nos employeurs. La loi a en effet annulé tous les accords locaux permettant de déroger à la règle des 1 607 h de travail annuel. Elle oblige ainsi les collectivités à augmenter le temps de travail des agents qui en bénéficient pour atteindre ce fameux seuil de 1 607 h, sans même une compensation financière.

Pour la FSU Territoriale, cette nouvelle attaque sur la Fonction publique territoriale est inacceptable. La crise sanitaire et la crise sociale qui en découle exigent des services publics forts, donc des agents confortés dans leur statut et leurs missions. Travailler plus pour compenser le manque de personnel n’est pas la solution, alors même que les agents territoriaux connaissent en moyenne les salaires les plus bas, y compris par rapport au privé.
Plus que jamais, dans un contexte où les difficultés liées au stress et à l’usure professionnelle sont accentuées, la FSU Territoriale considère qu’augmenter le temps de travail ou supprimer des congés ne peut être ni une réponse au mal-être des agents, ni un moyen d’améliorer le service public.

OBJECTIF 32 HEURES
La conjoncture économique actuelle voit s’envoler les profits du capital au prix des droits des travailleuses et des travailleurs à qui on en demande toujours plus. Les services publics et leurs agents, garants de la cohésion sociale, sont mis sous pression par la précarisation et la paupérisation des salarié.e.s, y compris au sein de la Fonction publique. La réponse du gouvernement, avec la réforme inique de l’assurance-chômage et les dispositions de la loi du 6 août 2019 sur le temps de travail, ne peut qu’aggraver la situation. Dans la période actuelle, La FSU Territoriale réaffirme sa conviction que la réponse à la crise réside dans un meilleur partage du temps de travail et des  richesses.

C’est pourquoi, la FSU Territoriale revendique la baisse du temps de travail à 32 heures par semaine dans le public comme dans le privé, sans perte de salaire. Réduire le temps de travail, c’est en effet lutter contre le chômage, c’est réduire les inégalités sociales et la pauvreté, améliorer la santé des salarié.e.s et donc réduire les dépenses de santé tout en alimentant la protection sociale. Réduire le temps de travail, c’est enfin améliorer la qualité des services publics par une meilleure répartition de la charge de travail des agents.

LA FSU TERRITORIALE REVENDIQUE :

  • Le dégel du point d’indice
  • L’abrogation de la loi du 6 août 2019
  • Des plans de recrutement à la hauteur des besoins dans les collectivités territoriales
  • La titularisation des agents contractuels

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SNUTER – FSU
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Communiqué de presse du SNUTER-FSU
Christophe Lebrun, secrétaire général du SNUTER-FSU 59, a été victime le lundi 22 février d’une agression verbale, d’insultes et de menaces physiques de la part d’un élu municipal de la commune de Fâches-Thumesnil.

Une plainte a été déposée et le Maire a été informé des faits et saisi d’une demande de protection fonctionnelle.

Cette agression survenue dans le cadre de l’exercice du mandat syndical de notre camarade est très grave, le SNUTER-FSU la condamne avec la plus grande fermeté. De tels agissements sont inacceptables et nous serons vigilants aux suites qui seront données à cet incident par la collectivité.

Le SNUTER-FSU apporte son soutien à Christophe et à l’ensemble de l’équipe de la FSU Territoriale du 59.

Didier Bourgoin et Hélène Puertolas
Co-secrétaires du SNUTER-FSU

Les Lilas le 23 février 2021

La FSU appelle à agir pour le climat en répondant à l’appel de plusieurs organisations de jeunesse les 19 et 20 mars 2021, et à l’appel de l’association des 150 membres de la convention citoyenne pour le climat le dimanche 28 mars.

La crise sanitaire n’a fait que renforcer la conviction qu’urgence sociale et urgence environnementale se conjuguent : c’est maintenant et massivement qu’il faut engager la transition écologique de nos sociétés. Nous faisons nôtres les alertes des scientifiques sur le réchauffement climatique et les atteintes à la biodiversité, leurs causes et les moyens possibles d’y répondre. Il y a urgence à transformer en profondeur nos modes de vie, de consommation et de production. Cela passe notamment par une autre répartition des richesses, des modèles de production et d’échanges guidés d’abord et avant tout par des impératifs sociaux et écologiques.

Alors qu’ils contribuent à la préservation de notre planète et à la mise en oeuvre d’une autre logique de développement, le démantèlement des services publics se poursuit. Plutôt que d’abandonner et de privatiser des missions publiques, de généraliser l’austérité budgétaire, de fermer ou regrouper les services publics implantés sur le territoire national ou encore d’imposer aux collectivités locales de nouveaux transferts de compétences sans moyens – projet de loi 4D – c’est au développement des politiques publiques qu’il faut procéder.

Dans l’éducation aussi, des mesures sont possibles pour favoriser une transition écologique socialement juste : des programmes intégrant une réflexion sur la transition écologique et son accompagnement social, une carte des formations orientée vers les nouveaux métiers, la formation à l’agriculture biologique, à la permaculture, etc… dans des lycées agricoles publics à qui il faut redonner les moyens de fonctionner, le renforcement de la formation à la rénovation énergétique, à l’isolation du bâti, aux matériaux écologiques, aux énergies renouvelables dans les filières du bâtiment, la réalisations de bilans énergétiques et plans d’isolation des bâtiments scolaires, le renforcement des filières locales et bio dans la restauration scolaire. …

Il n’y aura pas de résolution à la crise d’aujourd’hui avec les solutions d’hier. Le gouvernement français vient d’être condamné pour son inaction climatique dans le procès de l’Affaire du siècle. Pourtant, la loi climat proposée par le gouvernement est d’une indigence coupable, dénoncée par les participants à la Convention citoyenne pour le climat, qui appellent à se mobiliser pour faire pression sur les politiques. C’est pourquoi la FSU appelle à rejoindre largement les marches pour le climat et d’y porter nos exigences d’une société plus juste, écologique, solidaire et démocratique.

Les Lilas, le 04 mars 2021

fsu vert

Grève féministe du 8 mars 2021 : poursuivons la lutte !

Le 8 mars, nous serons en grève avec les femmes du monde entier pour refuser tou.te.s ensemble de payer le prix de la crise pandémique avec notre travail, notre salaire, notre corps. En France, comme en Pologne, au Chili comme en Italie et en Espagne, en Argentine comme au Nigeria, nous serons toutes et tous dans la rue pour dénoncer et arrêter une société patriarcale et raciste qui nous exploite, nous soumet et nous tue.
Les confinements ont mis en lumière que les femmes sont indispensables au fonctionnement de la société et invisibilisées en permanence : les femmes, et toujours plus les femmes migrantes, sont majoritaires dans les emplois du soin, de la santé, de l’éducation, du nettoyage, du commerce, elles sont sous-payées, peu ou pas reconnues…malgré les belles promesses, aucune négociation de fond n’a été initiée en ce sens !

Nous serons dans la rue pour réclamer la revalorisation des métiers à prédominance féminine et de réelles hausses de salaires !

Les femmes subissent particulièrement la précarité, les temps partiels, les petits boulots précaires, l’écart de rémunération persiste à 25 % entre les femmes et les hommes… C’est comme si chaque jour à partir de 15h40, les femmes travaillaient gratuitement.

Nous ne voulons pas payer les conséquences de cette crise ! L’appauvrissement touche en premier les femmes, les jeunes...

Nous serons dans la rue pour nous élever contre notre exploitation, pour l’égalité salariale femmes hommes et revendiquer un réel partage des tâches domestiques !
Nous serons dans la rue pour réclamer des logements décents et accessibles à toutes et tous, des services publics accessibles à toutes sur l’ensemble du territoire.

De par le monde, nous nous sommes affranchies du silence pesant sur les violences sexistes et sexuelles. Aujourd’hui, des milliers de femmes et d’hommes dénoncent les violences sexuelles incestueuses !
Parce que dans notre vie, nous sommes une sur trois à subir du harcèlement sexuel au travail, 100 % à subir du harcèlement de rue, des milliers à subir des viols ou des agressions sexuelles, à risquer la mort par violences conjugales.

Nous serons dans la rue pour réclamer un milliard pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, pour obtenir une ratification ambitieuse de la convention de l’Organisation Internationale du Travail contre les violences et le harcèlement dans le monde du travail.

Les inégalités sociales et les violences font partie d’un même système que nous dénonçons.

Nous serons dans la rue pour dénoncer les discriminations, de genre, de classe, de race, et lesbo,-bi- transphobes cumulées par certaines.

Nous serons dans la rue pour lutter contre la violence sexuelle, raciste et institutionnelle faite aux femmes migrantes, contre leur exploitation, pour réclamer la liberté de mouvement à travers les frontières et un permis de séjour illimité et sans conditions!

Nous serons dans la rue pour que l’accès à l’avortement soit possible partout et même pendant le confinement, pour que le délai légal soit étendu au-delà de 12 semaines.

Nous serons en grève ce 8 mars, comme les femmes de par le monde, nous serons dans la rue à manifester et revendiquer, car sans les femmes, le monde s’arrête !

Premières organisations signataires
Organisations nationales signataires
ActionAid France
Attac
APEL-Egalité
Bas Les Masques ! Autodéfense sanitaire et solidaire
CGT
Collectif féminicides par compagnon et ex
Collectif feministe Les Rosies
Collectif des immigrants en France
Coordination Transnationale des migrant-e-s
CNDF (collectif national pour les droits des femmes)
Emission Femmes libres sur Radio libertaire
Femmes Egalité
FSU
La Brigade Antisexiste
La Marche des solidarités
Les effronté-es
Les Rojas Paris féministes anticapitalistes
Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie
Maison des Femmes de Pabloris
Maison des Femmes Thérèse Clerc
Marche Mondiale des Femmes
Mémoire Traumatique et Victimologie
Osez le Féminisme !
Le Planning Familial
RAJFIRE
Réseau féministe Ruptures
SKB
TJK-F (mouvement de la femme kurde de France)
UNEF
Union syndicale Solidaires
Et localement
Héro·ïnes95
Collages Féministes Toulouse
Mouvement des femmes kurdes Toulouse
Soutien des partis politiques
EELV
Ensemble
La France Insoumise
Les Jeunes Écologistes
Mouvement jeunes communistes de France
NPA
Parti de Gauche
PCF
PCOF
Union Communiste Libertaire
Union des étudiant·e·s communistes

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FEMMES essentiELLES, ÉGALITÉ pas optionnELLE

Ces dernières années, des grèves féministes massives se sont organisées le 8 mars, à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, dans certains pays notamment en Europe et en Amérique du Sud. De nouveaux droits ont été arrachés par la force des mobilisations et la détermination des militantes.

Assurer l’égalité salariale et professionnelle

En France, la pandémie et sa gestion calamiteuse par le gouvernement ont mis en évidence une nouvelle fois le rôle majeur des femmes dans les métiers à forte utilité sociale. Elles ont été en première ligne et ont assuré, parfois au prix de leur santé et d’une grande souffrance, la continuité des services publics si cruciaux en termes de cohésion sociale, d’aide aux plus fragiles mais également d’émancipation des femmes. Dans la Fonction Publique, elles représentent 62 % des 5,5 millions d'agent-es dont les conditions de travail, les salaires et le montant des pensions ne cessent de se dégrader. Les femmes sont toujours rémunérées 25 % de moins que les hommes en moyenne. Chaque jour, elles continuent de travailler gratuitement à partir de 15h40. Malgré les mobilisations et la détermination d'organisations syndicales, notamment de la FSU, la reconnaissance de leur engagement ne s’est toujours pas traduite dans les actes.
Au contraire, la loi de transformation de la Fonction Publique accentue encore leur précarité en permettant un recours accru aux contractuel-les.

La FSU demande au ministère de la Fonction Publique et à tous les ministères concernés de mettre en place d’urgence des mesures concrètes, financées par la redistribution et une meilleure répartition des richesses, permettant de gommer les effets négatifs sur la rémunération des femmes (déroulement de carrière, part variable de la rémunération, revalorisation des métiers à prédominance féminine, temps de travail …) et notamment de relever le niveau des pensions des femmes et de trouver des sources de financement supplémentaire pour garantir la pérennité du système de retraite.

Lutter contre toutes les violences sexistes et sexuelles

Alors qu’une femme sur trois déclare avoir été victime de harcèlement sexuel au travail, les outils dédiés à la santé au travail risquent encore d’être amoindris notamment avec la perte de missions des Comités d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail en 2022. La prévention des violences sexuelles et sexistes au travail passe par la protection de l’emploi et de la carrière des victimes (aménagement d’horaires, de poste, des congés, la possibilité d’une mobilité fonctionnelle ou géographique choisies, la prise en charge médico-sociale et psychologique des victimes sans frais…). Elle passe aussi par la formation des professionnel-les, des représentant-es du personnel et par des campagnes de sensibilisation sur les lieux de travail.

Alors que près d’un-e français-e sur dix a été victime d’inceste, c’est tout le système qui doit être repensé en profondeur : de la détection, à la protection et à la réponse pénale. L’éducation et l’école en particulier jouent un rôle essentiel dans la détection de ces situations. Le gouvernement doit aller au-delà des déclarations d’intention et modifier la loi pour offrir une véritable protection aux victimes. Il faut notamment renforcer et développer les moyens dédiés au service social, déployer une campagne de sensibilisation à ces violences à destination des élèves et rendre effective l’éducation à la santé, à la vie sexuelle et affective. Des procédures rigoureuses et claires doivent être déployées pour que chaque parole libérée puisse trouver écho dans les actes.

La FSU exige que les plans d’action Egalité professionnelle soient financés à la hauteur des enjeux que représentent l’objectif d’éradiquer les violences sexistes et sexuelles au travail comme l’accompagnement et la protection globale de toutes les victimes et l’égalité professionnelle et salariale.

Parce que l’égalité n’est pas optionnELLE, le 8 mars prochain, la FSU appelle les personnels à se mobiliser et à participer aux actions organisées dans les territoires sous toutes ces formes (grève, rassemblements, manifestations, débrayage…).

Les Lilas, le 04 mars 2021

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CGT educ action

Le choix de la semaine du 11 février, jour anniversaire de la loi de 2005, n’est pas le fruit du hasard et permet d’attirer l’attention sur toutes les personnes sans lesquelles l’école inclusive ne serait pas possible. C’est le cas des AESH dont la mission quotidienne auprès des élèves en situation de handicap est essentielle au bon fonctionnement du service public d’éducation.
La FSU soutient les AESH mobilisé-es dans de nombreux départements, à l’appel de la FSU et d’autres organisations syndicales, pour dénoncer l’absence de reconnaissance et la précarité dont ils et elles sont victimes.
Aujourd’hui les AESH représentent près de 110 00 agents qui accompagnent les élèves tout au long de leur scolarité. Ce sont très majoritairement des femmes à plus de 90%, âgées de 45 ans en moyenne. Elles sont recrutées sous contrat et peuvent accéder à un CDI après six ans de contrat.

Mais les conditions auxquelles elles sont engagées actuellement sont indignes :
Plus de 96% des AESH travaillent à temps incomplet, avec des quotités de travail moyennes aux alentours de 60% dans les écoles et de 65% dans les établissements du second degré. Ce temps de travail est calqué sur la semaine scolaire.

Des durées hebdomadaires de travail très basses – 20 heures, 24 heures, 28 heures… - ont des incidences sur les salaires qui sont très bas. Ainsi une AESH travaillant 24 heures par semaine sera rémunérée à hauteur de 760 euros par mois. Selon l’INSEE, on est considéré comme pauvre en France quand les revenus mensuels sont inférieurs à 885 euros ou 1 063 euros selon qu’on utilise le seuil de pauvreté fixé à 50% ou 60% du niveau de vie médian.
Lors du premier contrat une AESH est recrutée aujourd’hui à l’indice 332. Il s’agit de l’indice minimum de la Fonction publique, aligné sur le niveau du SMIC. Elle pourra au mieux espérer atteindre l’indice 363 qui est l’indice maximum de rémunération. Cela représente 31 points d’indice supplémentaires, soit 145 euros bruts en perspective pour toute une « carrière » au service des élèves qu’elles accompagnent. Et cela correspond à une hausse moyenne annuelle de 0,5%, soit nettement moins que l’inflation.

Les conditions de travail des AESH ont été dégradées par la création des pôles inclusifs d’accompagnement localisé (PIAL), en instituant comme norme, l’accompagnement de plusieurs élèves sur plusieurs établissements, de l’école maternelle au lycée.

Depuis les années 1980, l’accompagnement des élèves en situation de handicap concentre à lui seul tout l’historique de la précarité, cela a assez duré ! La FSU exige du ministre un véritable engagement pour sortir de cette spirale infernale.

Cela passe par une hausse des salaires, une meilleure reconnaissance professionnelle et un engagement à faire de la mission d’AESH un véritable métier, sous statut de la Fonction publique. Enfin le ministère doit aussi s’engager sur l’amélioration des conditions de travail, ce qui implique l’abandon des PIAL, la sortie de la logique de mutualisation des accompagnements et un budget pour recruter des AESH en nombre suffisant.

Les Lilas, le 11 février 2021

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