Primes et indemnités ne sont pas une réponse à l’urgence...

...sur les salaires dans la Fonction publique

Les organisations dénoncent l’absence de discussion salariale au niveau de l’ensemble de la Fonction Publique, tout étant renvoyé à des mesures insuffisantes, partielles et sectorielles. Par ailleurs, les discussions sectorielles, quand elles existent, n'interrogent quasiment jamais les carrières et l'avancement et n'apportent que des propositions sous forme d'indemnités, primes, heures supplémentaires, ... etc.

Nous le redisons avec force : parce qu'elles sont inéquitables, parce qu'elles ne concernent qu'une minorité d'agent.e.s, parce qu'elles n'augmentent pas la rémunération de manière pérenne, parce qu'elles accroissent les inégalités entre les femmes et les hommes, les primes ne peuvent être la solution à l'urgence salariale.

Il faut donc sans attendre procéder aux légitimes et indispensables augmentations générales des traitements.

De nouveau, un décret a été publié à la fin du mois d'octobre créant une nouvelle prime dite « de fidélisation territoriale ». Le besoin de mesures spécifiques sur certains territoires comme la Seine Saint Denis est évident. Mais cette prime ne règle pas la question de l’attractivité du territoire en termes de conditions de travail pour les agent-es et d’accès aux services publics pour les usagers. Par ailleurs, sont exclu-es de manière injustifiable et scandaleuse les personnels territoriaux et hospitaliers, créant de nouveau des inégalités entre personnels.

Nos organisations syndicales soulignent donc qu'il s'agit là d'une mauvaise réponse à de véritables questions.
Les derniers chiffres officiels disponibles sont sans appel : selon l’INSEE, le salaire net moyen est en baisse dans les trois versants de la Fonction publique. Cette lourde et grave tendance est également confirmée par le dernier rapport du Conseil d'Orientation des Retraites.

Cette situation est la conséquence directe de l’absence prolongée de mesures d’augmentation de la valeur du point d’indice.

Outre ses effets néfastes pour les personnels et pour l’économie, cette austérité salariale a des effets délétères pour la qualité du service public. A l’hôpital, la liste des postes vacants s’allonge chaque jour faute de postulants. Le nombre de candidats aux concours de la Fonction publique est lui en baisse continue.