ACTU A LA UNE

COMMUNIQUE DE PRESSE :

Interdire le droit à l’avortement c’est mettre des milliers de femmes en danger de mort !

Alors que la cours suprême des Etats Unis garantissait au niveau national le droit à l'IVG depuis 1973, elle vient de révoquer l'arrêt Roe V. Wade laissant dorénavant une prétendue « liberté » aux 50 Etats de juger de la légalité ou de l’illégalité de l'IVG sur son territoire. La FSU dénonce avec force ce recul historique et apporte son soutien à toutes les femmes et au peuple états uniens qui se soulèvent contre cette décision profondément réactionnaire.

Comme le révèlent les rapports de l'OMS et de l’ONU, les avortements clandestins provoquent environ 40 000 décès par ans et des séquelles physiques graves chez des milliers de femmes et de filles. Donc interdire l'IVG sécurisé et encadré c'est mettre en danger de mort des milliers de femmes. La FSU rappelle que le droit des femmes à disposer de leur corps constitue une de ses exigences fortes et une revendication du mouvement social. Elle continuera à lutter contre toutes formes de remises en cause de ce droit et pour son accès plein et entier ici et ailleurs.

Le président et le gouvernement français doivent se positionner clairement contre cette décision et aucune tergiversation ne sera acceptable. La FSU n’acceptera jamais le prétexte d'un agenda ou d'un contexte politique particulier car les droits des femmes en France et dans le monde représentent des enjeux majeurs d'égalité et de démocratie. Et au-delà des habituels slogans : le président doit maintenant inscrire dans la constitution française l'IVG comme un droit fondamental. Forte des valeurs de solidarité internationale qu'elle porte, la FSU appelle à se mobiliser sur l’ensemble du territoire où seront organisés collectivement des rassemblements et des manifestations contre la décision de la cours suprême Etats-unienne et pour le droit à l'IVG.

Paris, le 25 juin 2022

 

Les métiers du soin, de l’accompagnement, de l’aide et de l’attention aux plus fragiles ont été mis sur le devant de la scène particulièrement pendant la crise sanitaire. On faisait mine de découvrir alors que ces centaines des milliers d’hommes et surtout de femmes sont au service de missions essentielles et font tenir la société. Applaudissements pour les soignant·es, remerciements aux aides à domicile, félicitations aux AESH… et après ?

Les actes contredisent cruellement les beaux discours et les belles intentions : les AESH en particulier sont en dessous du seuil de pauvreté pour une grande majorité d’entre elles et eux, leurs conditions de travail se sont encore dégradées avec la mise en place des PIAL, ils et elles n’ont toujours pas de vrai statut. Les applaudissements, c’est bien, mais ce sont des actes que les AESH attendent.

Avec une large intersyndicale dont la FSU a été moteur, les AESH mènent depuis plus d’un an des luttes exemplaires pour obtenir enfin la revalorisation des salaires et un véritable statut. Ils et elles n’obtiennent que le mépris et les demimesures en guise de réponses. C’est la société toute entière qui doit s’emparer de ce sujet.

Car rémunérer correctement et donner de bonnes conditions de travail aux AESH, c’est bien sûr une urgence pour elles et eux, mais c’est aussi une question d’intérêt général, de reconnaissance de l’utilité sociale de leurs missions, et cela dit au fond beaucoup de notre degré de civilisation : veut-on une société qui méprise celles et ceux qui assurent la réussite scolaire des enfants en situation de handicap, c’est-à-dire celles et ceux qui sont les plus vulnérables ?

La FSU ne s’y résoudra jamais, vive la lutte des AESH, continuons ce combat nécessaire et nous gagnerons la revalorisation et des droits pour les AESH.

Benoît TESTE,
Secrétaire général de la FSU

Des mobilisations à vos côtés

Les syndicats nationaux unis au sein de la FSU jugent sévèrement le bilan du précédent quinquennat qui a violemment attaqué le monde du travail et les acquis sociaux, les AESH étant l'une des catégories professionnelles les plus touchées dans la Fonction publique.

Depuis un peu plus d’un an, les AESH se mobilisent, avec le soutien des syndicats de la FSU, pour porter leurs revendications au ministère.

Retour sur l'action

Amorcée le 8 avril 2021, en réponse au mépris du ministre qui refusait de s’engager pour une amélioration de leurs conditions de travail et face à la dégradation de leurs missions avec la création des PIAL, la mobilisation des AESH s’est amplifiée et les différentes journées d’action, largement relayées dans les médias, ont rassemblé des cortèges imposants partout en France. Ainsi, la mobilisation du 3 juin a montré leur détermination, pour l’amélioration de leur salaire et la création d’un véritable statut, contre les PIAL et la précarité.

Ces premières mobilisations ont contraint le ministère à ouvrir des discussions sur les salaires et à instaurer une grille de rémunération à avancement automatique. Cette mesure ne répondant pas aux revendications, deux nouvelles journées (19 octobre et 5 avril) ont montré que la colère ne faiblissait pas, avec un pourcentage de grévistes toujours en hausse. Leurs revendications sont plus que jamais légitimes, il faut que l’ensemble de la communauté éducative continue à se battre pour que celles-ci soient enfin entendues. On ne lâche rien !

La FSU dans l’unité

La FSU, fédération syndicale de transformation sociale qui lutte contre les inégalités, la précarité et les discriminations, prône l'unité pour gagner des avancées pour les personnels de la Fonction publique. Elle a été moteur au sein d'une intersyndicale nationale large, déclinée localement, et a engagé une mobilisation dans la durée pour lutter pour la reconnaissance du métier des AESH et l'amélioration de leurs conditions d'emploi. L'unité pour construire le rapport de force nécessaire et pousser les pouvoirs publics à s'engager dans de réelles améliorations !

La FSU dans les actions locales

La FSU s'est beaucoup impliquée dans les luttes locales pour construire la mobilisation avec les AESH, en les réunissant régulièrement, en portant le débat dans les assemblées générales, en organisant des rassemblements et des manifestations en direction des inspections académiques et des rectorats pour porter ensemble les revendications. Ce travail se poursuit dans les instances locales (comités techniques, commissions consultatives...), mais aussi lors des audiences, où les représentant·es de la FSU suivent les questions relatives aux AESH et bataillent au quotidien pour gagner des avancées.

 

Paris, le 3 juin 2022

Enseignant.es à la rentrée : vers une catastrophe annoncée en Ile-de-France…

Les premiers chiffres des admissibles au concours de professeur.e des écoles dans les trois académies franciliennes sont cruels : pour 2728 postes à pourvoir, il y a seulement 1185 admissibles. Si l’on applique le même ratio d’admis qu’en 2021 (75%), c’est au mieux 900 reçus. Il manquera donc entre 1700-1800 professeur.es des écoles en Ile-de-France, c’est tout autant de classes qui n’auront pas d’enseignant.es titulaires dans notre région.

Dans le Second degré, ce sera le même constat : les académies franciliennes – surtout Créteil et Versailles – sont les moins attractives. Il manquera des enseignant.es titulaires partout et particulièrement dans certaines disciplines (Mathématiques, Français, Allemand, Anglais…). Dans l’enseignement professionnel, ce sera aussi la même chose (en Maths-Sciences notamment).

Les premières victimes de cette crise du recrutement seront les élèves des établissements scolaires défavorisés des communes populaires car ces établissements scolaires sont souvent les moins attractifs. Les conséquences seront graves pour leur réussite scolaire : absence d’enseignant.es s pendant de longues périodes,
problème de remplacement, absence de continuité pédagogique (première condition pour la réussite des élèves surtout ceux de l’éducation prioritaire), déstructuration des équipes pédagogiques. Les solutions envisagées par l’administration sont caricaturales : « Job dating » dans l’académie de Versailles, elles reviennent à choisir des enseignant.es en trente minutes, sans les former. Ces personnels vont se retrouver en grande difficulté pédagogique et très vite en souffrance professionnelle.

La continuité du service public d’éducation ne sera plus assurée dans notre région, les principes de la fonction publique non plus : un fonctionnaire titulaire pour un emploi pérenne. La remise en cause de la fonction publique par une contractualisation insidieuse de ses personnels est une attaque contre les services publics et nous en constatons déjà les conséquences dans un autre secteur : l’hôpital public et son service des urgences. N’ayez pas d’accident cet été ! N’ayez-pas un enfant à scolariser à la rentrée !!

Les solutions sont pourtant simples pour remédier à cette crise du recrutement : hausse des salaires et amélioration des conditions de travail. Avec un Point d’indice gelé depuis plus de 10 ans, des salaires parmi les plus bas de toute l’Union Européenne, un. enseignant.e qui débute touche à peine plus que le SMIC (après 5 ans d’étude) et est éligible à la prime d’activité… En Ile-de-France, avec un tel salaire et compte-tenu des loyers, c’est être un travailleur.leuse pauvre ! En parallèle, améliorer les conditions d’entrée dans le métier, mettre en oeuvre un pré-recrutement, mettre fin à toute gestion managériale des personnels et changer les conditions d’exercice (nombre d’élèves par classe notamment) sont indispensables pour attirer les étudiant.es vers des carrières d’enseignant.es.

Il y a urgence ! Et la Région Ile-de-France – ses élèves, les familles et les personnels - va payer le prix fort, à la rentrée, de politiques publiques destructrices.


FSU ILE-DE-FRANCE - 78 Rue du Faubourg Saint-Denis 75010 PARIS

Tel : 07 68 16 37 83 Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Paris, le 17 mai 2022

Monsieur le Président,
Madame la Première ministre,

Ces deux dernières années en particulier, la nécessité des services publics pour la population et l’engagement sans faille des agents publics ont été reconnus et salués
Pour autant, force est de constater que la traduction concrète et à la hauteur nécessaire de cette reconnaissance n’est pas au rendez-vous.

En ce tout début de quinquennat, nos organisations syndicales CFE CGC, CFTC, CGT, FA, FO Etat, FSU, Solidaires et UNSA de la Fonction publique estiment que des mesures importantes doivent être prises sans attendre.

C'est pourquoi, dans le cadre d'une démarche unitaire inédite justifiée par la hauteur des enjeux, elles ont décidé de vous solliciter en ce début de mandat.

La première des urgences est celle des salaires et du pouvoir d'achat. La situation actuelle en la matière est inacceptable.

Le traitement minimum court après le SMIC, les personnels émargeant aux plus faibles rémunérations sont de plus en plus nombreux·ses, les qualifications sont peu ou mal reconnues et les déroulements de carrière sont dégradés, voire n'existent tout simplement plus.

La cause principale de cet état de fait résulte de la quasi-absence d'augmentation et de mesures générales depuis douze ans.

Pierre angulaire des salaires des agentes et agents de la Fonction publique, le point d'indice doit en conséquence être fortement revalorisé et dans les plus brefs délais.

Par ailleurs, nous considérons que la mise en place d'un dispositif d'indexation de la valeur du point sur l'évolution du coût de la vie aurait toute sa pertinence.
L’amélioration de tous les niveaux de la grille indiciaire et des carrières par des mesures générales est également un impératif du début du quinquennat.
Au titre des urgences, compte tenu des pistes évoquées durant la campagne électorale, nous vous confirmons notre hostilité à tout nouveau recul de l'âge légal
pour pouvoir partir à la retraite.

De même, nous défendons sans ambiguïté le régime particulier des fonctionnaires notamment le code des pensions civiles et militaires (CPCM) et la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL).

Ces deux priorités, dont le caractère immédiat motive leur mise en exergue dans ce courrier, ne sont évidemment pas les seules questions qu'il convient d'aborder et auxquelles il sera nécessaire d'apporter des réponses satisfaisantes.

Attachées aux valeurs et principes portés par le Statut Général et à la Fonction publique de carrière comme garanties pour les usagers de missions publiques de
qualité exercées de manière impartiale, nos organisations syndicales souhaitent pouvoir faire évoluer d'autres dossiers tout à fait structurants.

Il en est ainsi, notamment, des mesures à prendre pour avancer plus vite vers l'égalité professionnelle, des dispositions à mettre en oeuvre pour restaurer la grille
indiciaire et redonner de l'amplitude aux carrières, celles permettant de réduire la précarité de l'emploi ou encore des moyens pour le service public, ainsi que des
conditions d’exercice de la démocratie sociale et de la représentation des personnels.

Cette mandature étant annoncée avec une large dimension sociale, nous ne pourrions comprendre que cette lettre n'ait pas de réponse concrète dans les délais
les plus brefs.

Pour notre part, nous sommes d'ores et déjà disponibles afin de négocier les réponses positives qui ne sauraient être différées.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, Madame la Première ministre, l’expression de nos salutations respectueuses.

Didier LENFANT
Pour les Fédérations
CFTC de la Fonction Publique

Baptiste TALBOT
Coordinateur de la CGT Fonction Publique

Le Président de la FA-FP
Pascal KESSLER

Le Secrétaire Général de la FGF-FO
Christian GROLIER

Benoît TESTE
Secrétaire Général de la FSU

La Déléguée Générale de SOLIDAIRES
Gaëlle MARTINEZ
Le Secrétaire Général de l’UNSA
Luc FARRE

Dans un communiqué commun du 16 mars 2022, la ministre déléguée à l’insertion et le secrétaire d’Etat à l’enfance ont annoncé la mise en place d’un dispositif de promotion des métiers de la petite enfance auprès des personnes privées d’emploi ou en
insertion. Ce dispositif s’est traduit par un projet d’arrêté permettant aux personnes « motivées », après 120 heures seulement de formation, d’exercer en structure d’accueil du jeune enfant.

Ce projet d’arrêté, encore une fois, ne répond ni aux besoins des enfants, ni à ceux de la profession.

Afin de réduire les tensions de recrutements dans le domaine de la petite enfance, le gouvernement poursuit son idée : recruter sans diplôme ni qualifications.

Le gouvernement semble penser que les professionnel-les de la petite enfance ne font que changer des couches et donner des biberons ! NON ! s’occuper des enfants des autres demandent une vigilance particulière et des connaissances fines sur leur développement.
La FSU Territoriale dénonce cet arrêté qui prévoit :

de recruter des personnes en insertion, sans aucune expérience professionnelle ni formation, des personnes souvent éloignées de l’emploi, depuis plusieurs années de penser qu'une formation uniquement de 120 heures (et 35 heures seulement
sans être comptés dans les effectifs) permet de comprendre tous les enjeux des métiers de la petite enfance, alors qu'il est demandé dans ce même arrêté une expérience de 3 ans pour les assistant-es maternel-les déjà formé-es !

de laisser ces personnels s'occuper de façon autonome des enfants au bout d'1 mois d'expérience seulement dans la structure d'oublier que les métiers de la petite enfance nécessitent des diplômes validés dans le domaine du soin et de l'éducatif
de demander aux équipes en place déjà en sous-effectifs et en burnout de former et d'évaluer ces personnes sans moyens supplémentaires de permettre jusqu'à 15% de ces personnes dans les effectifs des structures d'accueil et jusqu'à 60% de professionnel-les moins qualifié-esParis,

Le 17 mai 2022

 

Affiche 1er Mai 2022 snuter

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