ACTU A LA UNE

Le droit de manifester est une liberté fondamentale. Il est une condition et une protection pour les autres libertés. Il permet de dire ensemble comment on veut vivre.

Depuis 1935, il s’exerce par simple déclaration. C’est ainsi qu’il a traversé le siècle et les crises pour arriver intact jusqu’à nous.

MOBILISONS NOUS LE MARDI 16 JUIN 2020 !

Depuis plus d’un an, les personnels des secteurs professionnels de la santé, des établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes, du médico-social, sont engagés dans un processus de mobilisation inscrit dans la durée. À l’appel d’un front unitaire très large, les agent·es sont appelé·es à s’inscrire dans une nouvelle journée de mobilisations par la grève, des rassemblements et manifestations, le mardi 16 juin prochain.

À l’opposé des politiques austéritaires mises en oeuvre depuis des décennies, ceux-ci se mobilisent pour obtenir les moyens budgétaires nécessaires à la mise en oeuvre de leurs missions de
service public et d’intérêt général qu’il s’agisse de soigner, sans exclusive, les personnes malades ou encore de permettre aux personnes dépendantes de vivre décemment. Les agent·es luttent également pour le maintien et le développement de services publics de pleine compétence et de proximité sur l’ensemble du territoire national y compris en Outre-mer. Dans le même temps, ces derniers exigent une amélioration significative de leurs conditions de travail par notamment l’augmentation des salaires et des traitements, la réduction du temps de travail, les créations d’emplois nécessaires et la réouverture des lits fermés. La crise générée par la propagation du coronavirus et le soutien apporté par la population aux personnels montrent l’urgence des réponses qui doivent maintenant être apportées par les pouvoirs publics.

Tel n’est pas le chemin dessiné par le Ségur de la santé. Bien au contraire ! Aucune rupture avec les politiques austéritaires menées n’a été annoncée. De plus, alors que la plus grande incertitude
règne sur l’augmentation des traitements et des salaires, le gouvernement annonce sa volonté de modifier le temps de travail des personnels. De telles orientations sont inacceptables. Dans un tel contexte, nos organisations syndicales se déclarent solidaires du processus de mobilisation engagé qu’elles soutiennent.

Cette bataille, c’est aussi la nôtre ! Celle que nous menons pour la défense, la reconquête et le développement des services publics et plus particulièrement de la Fonction publique, pour l’octroi
des crédits nécessaires à la mise en oeuvre des missions, pour l’amélioration des conditions de travail et de vie des personnels à commencer par la revalorisation significative de la valeur du
point d’indice. C’est pourquoi nous appelons les personnels de la Fonction publique à participer aux initiatives, rassemblements et manifestations qui seront organisés le 16 juin prochain.

Paris, le 12 juin 2020

Construire un plan d’investissement dans l’Education

Les dégradations sanitaires et sociales qui ont eu lieu durant la période et qui seront malheureusement une réalité aussi à la rentrée justifient avant toute chose que les actions des médecins, des infirmier.es, des psychologues et des assistant.es de service social soient renforcées. Nous demandons également que le plan d’investissement intègre les questions de bâti scolaire et d’équipement (notamment sanitaires, lavabos…), la crise ayant révélé des manques criants et inacceptables de ce point de vue.

POUR UNE SOCIETE PLUS JUSTE : SORTIR DE LA LOGIQUE SECURITAIRE

Le meurtre raciste de George Floyd par un policier de la ville de Minneapolis a suscité une mobilisation internationale contre les violences policières et le racisme. En France, le 2 juin, le rassemblement à l’appel du Comité « Vérité et justice pour Adama » a réuni entre 20 et 30 000 personnes à Paris, et des milliers de personnes à Lille, Marseille, Lyon et d’autres villes du pays.

Dans le contexte actuel de colère et de mobilisation traduisant le ras-le-bol du racisme dans bien des aspects de la vie sociale et l’aspiration à l'égalité entre les personnes quelles que soient leurs origines (réelles ou supposées), la FSU réaffirme son engagement dans le combat antiraciste et pour une police républicaine agissant en conformité avec les valeurs de la Fonction publique, respectueuse des droits de l’ensemble de la population.

Racisme, antisémitisme, homophobie et sexisme n’ont pas leur place. Ces maux de la société ne peuvent être tolérés ni dans la Fonction publique ni dans la police. L’hommage à G. Floyd auquel a participé la FSU ne doit pas rester sans lendemain. Il a le mérite de libérer la parole des victimes de discriminations et/ou de violences. La jeunesse et l’ensemble de la population attendent désormais des actes forts de court et de long terme.

Les annonces du Ministre de l’Intérieur, obtenues grâce aux mobilisations, vont dans ce sens mais sont, en l’état insuffisantes. Ses annonces sur l es techniques d’interpellation sont un premier pas mais doivent se traduire par la prise en compte des plaintes qui avaient été j usque-là classées sans suite comme c’est le cas par exemple suite à l’interpellation avec plaquage ventral d’un de nos militants à Nice en mai 2019.

La FSU demande aussi la réintégration immédiate du policier suspendu car il est soupçonné d’avoir renseigné Mediapart suite à l’affaire des violences subies par Madame Geneviève Legay lors d’une manifestation. Pourtant, l’article de presse avait permis de mettre à jour les contre-vérités du procureur et exhumé un rapport de police prouvant les faits de violences. Ces informations étant d’intérêt public, cette mise à pied est comparable à la répression des lanceurs d’alerte.

La FSU s’indigne de la proposition de loi du député Eric Ciotti. Celui ci veut interdire la diffusion d’images de policiers, douanier dans l’exercice ou non de leurs fonctions. Est-il utile de préciser que par le passé, et encore actuellement, ces images ont permis, et permettent encore de dénoncer des paroles, actes, propos et violences de la part de certains policiers dans le cadre de leurs missions ?

Condamner la diffusion de ces images nuirait aux milliers de policiers qui font correctement leur travail en respectant toutes les personnes. La FSU se prononce par ailleurs pour une généralisation des caméras piétons et caméras embarquées. Enfin, la FSU se prononce pour une réforme profonde de l’IGPN.

La FSU déplore le manque de formation continue pour les agents et demande de revoir la formation initiale qui doit s’adapter aux enjeux de notre société.

La FSU demande que l ’ensemble des organisations de l a fonction publique de l’Etat soient conviées pour un Grenelle consacré à la police républicaine.

Pour l a FSU, l e #MondeDaprès doit se construire en se débarrassant des oppressions quelles qu’elles soient. Elle dénonce le racisme dont fait preuve une partie du corps policier jetant ainsi l’opprobre sur l’ensemble de l’institution policière, les violences policières et l’impunité dont bénéficient les auteur-trices.

Résolument antiraciste et attachée aux valeurs républicaines, elle se félicite de la prise de conscience collective que traduisent les mobilisations en cours contre le racisme et les violences policières et s'inscrira dans les cadres unitaires le permettant.

Les Lilas, le 11 juin 2020

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