ACTU A LA UNE

Que ce soit dans les services de protection de l’enfance, d’action sociale, de PMI des Départements et des services d’action sociale, des CCAS, établissements publics et mairies, les professionnels du champ de l’action sociale, de l’enfance, du handicap, de l’autonomie, de l’insertion dénoncent des conditions de travail ne permettant plus l’exercice de leurs missions de service public.

Toutes et tous appellent à faire du 7 décembre 2021 une journée de lutte du travail social

La charge de travail exponentielle, le sous-effectif chronique, le management agressif, le turn-over incessant, la suppression de moyens humains et financier à destination de la population, privent les travailleurs sociaux et médico-sociaux d’outils indispensables à leurs activités professionnelles et remettent en question les sens de leurs métiers. Cet état de fait a des conséquences sur la qualité de l’accompagnement de publics fragiles ainsi que sur la santé et la sécurité des agents (burn-out, bore-out, arrêt maladie, usure professionnelle...).

Charge de travail
Sous-effectif
Usure professionnelle
Turn-over
Baisse des moyens

Malgré leur fort investissement professionnel, les agents se heurtent à l’impossibilité de répondre aux besoins des publics notamment dans le cadre de la prise en charge de l’enfance en danger. L’empilement de politiques publiques ne favorise pas la prise en charge globale de personnes et l’accès à une autonomie mais enferme l’action des professionnels dans un système d’offre de services peu efficace sur le long terme.

Le projet de loi sur la protection de l’enfance décidé par le gouvernement ne répond pas aux revendications des professionnels sur leurs métiers et leurs missions de même qu’il ne prend pas en considération les besoins financiers et humains de cette mission. De plus il renforce la politique sécuritaire envers les mineurs non accompagnés, enfants qui ont plutôt besoin d’un vrai accompagnement social.

SALAIRES :

des annonces ciblées en catégorie C mais…

TRES LOIN DU COMPTE … et le point d’indice toujours gelé

Plus que jamais la question salariale et du pouvoir d’achat est au coeur des préoccupations des agent-es publics. Depuis la rentrée, l’augmentation des prix du gaz, de l’électricité, de l’essence et de nombreux produits de première nécessité impactent les budgets et bien évidement ceux des plus précaires et des bas et moyens salaires.

La conférence salariale concernant la Fonction publique qui s’est déroulée le 6 juillet dernier a débouché sur un certain nombre d’annonces, mais loin des attentes et de la revendication portée par la FSU : le dégel du point d’indice bloqué depuis 2010, exception faite en
2016/2017 (+1,2 % au total).

La question des salaires est centrale dans la Fonction publique territoriale. Selon l’INSEE la rémunération des agents publics a diminué de 0,7 % de 2009 à 2019 quand celle du privé a augmenté de 4,8 %. Les disparités restent fortes selon la collectivité employeur,
les qualifications et l’écart de salaire entre les hommes et les femmes est toujours important (5 % à niveau équivalent).

Dans ce contexte et après plus de 18 mois de crise sanitaire, au cours desquels les agent-es publics territoriaux ont été mis à contribution et ont répondu présent-es auprès de la population et des plus fragiles, l’attente était forte d’une annonce du gouvernement en reconnaissance de cet engagement et du rôle des services publics.

Force est de constater que les mesures annoncées sont loin du compte, partielles et ne sont pas à la hauteur des enjeux. Elles sont catégorielles alors qu’une refonte globale et cohérente des grilles s’impose. Des annonces insuffisantes pour les catégories C, aucune pour les catégories B, aucune pour les catégories A, en particulier celles du secteur médico-social dont les grilles sont en deçà du A type etc.

Pour le SNUTER, il faut une négociation globale et cohérente des grilles de salaires pour l’ensemble des agents publics, quelle que soit la catégorie A, B ou C.

Relèvement de l’indice minimum de traitement au 1er octobre 2021 Contrainte par la hausse de l’inflation, la ministre du Travail a rendu publique, le 15 septembre la revalorisation du SMIC de 2,2% obligeant la ministre de la Fonction publique à annoncer le 17 septembre le relèvement de l’indice minimum de traitement à l'IM 340. En effet les nouvelles grilles indiciaires du début de la catégorie C, censées s’appliquer au 1er janvier 2022, étaient obsolètes avant même leur mise en oeuvre !

Ce qu’il faut retenir pour 2022 :
Revalorisation des grilles indiciaires des grades C1 et C2 : l’échelle C1 passe de 12 à 11 échelons et la durée de carrière de 25 ans à 19 ans. La durée des échelons de 1 à 6 est réduite à 1 an. L’échelle C2 comprend toujours 12 échelons mais sa durée passe
de 25 ans à 20 ans. La durée des échelons de 1 à 6 est réduite à 1 an.
Revalorisation des deux premiers échelons du C3 mais la durée reste la même dans l’ensemble de la grille.
Attribution exceptionnelle d’une bonification d’ancienneté d’un an, au 1er janvier 2022 Pour l’ensemble de la catégorie C : cette mesure permettra une accélération du changement d’échelon, variable en fonction de l’ancienneté de chaque agent-e dans son échelon et les nouvelles grilles. Attention : cette bonification se fera après le reclassement des agents dans les grilles C1 et C2 conformément au tableau ci-joint.

Exemple : un adjoint technique au 6e échelon du C1 depuis le 1 er juin 2021 soit 6 mois, IM 340 depuis le 1er octobre 2021. Au 1er janvier 2022, il est reclassé au 5e échelon de la nouvelle grille C1, IM 345, il conserve la moitié de son ancienneté soit 3 mois et bénéficie d’une bonification de 1 an, soit ancienneté de 15 mois. Cela lui permet le passage immédiat au 6e échelon IM 348.

Agents de maîtrise : les premiers échelons d’agent de maîtrise sont revalorisés, de l’échelon 1 (IB 372-IM 343) à l’échelon 5 (IB 397-IM 361) ; les deux premiers échelons d’agent de maîtrise principal, échelon 1 (IB 390-IM 357) et échelon 2 (IB 400-IM 363). Ces annonces constituent une première étape qui sera suivie de groupes de travail entre septembre 2021 et février 2022 pour « construire un diagnostic partagé sur la politique salariale ».

La FSU Territoriale juge ces mesures insuffisantes et loin de répondre aux attentes des personnels. Nous exigeons :

  •  l’ouverture en urgence de négociations pour un revalorisation de 20 % de la valeur du point d’indice ;
  • l’octroi de 50 points d’indice pour tous et toutes ;
  • le retour de l’indexation des salaires sur les produits de base.

C1

 
DEPUIS LE 1er  OCTOBRE 2021 (C1) À PARTIR DU 1er  JANVIER 2022 (C1)
ÉCHELON INDICE BRUT INDICE MAJORÉ DURÉE TRAITEMENT BRUT ÉCHELON INDICE BRUT INDICE MAJORÉ DURÉE TRAITEMENT BRUT
1 354 340 1 an 1 593,24 € 1 367 340 1 an 1593,24 €
2 355 340 2 ans 1 593,24 € 2 368 341 1 an 1597,93 €
3 356 340 2 ans 1 593,24 € 3 370 342 1 an 1602,61 €
4 358 340 2 ans 1 593,24 € 4 371 343 1 an 1607,30 €
5 361 340 2 ans 1 593,24 € 5 374 345 1 an 1616,68 €
6 363 340 2 ans 1 593,24 € 6 378 348 1 an 1630,74 €
7 370 342 2 ans 1 602,62 € 7 381 351 3 ans 1644,79 €
8 378 348 2 ans 1 630,73 € 8 387 354 3 ans 1658,85 €
9 387 354 3 ans 1 658,85 € 9 401 363 3 ans 1701,03 €
10 401 363 3 ans 1 701,02 € 10 419 372 4 ans 1743,20 €
11 419 372 4 ans 1 743,20 € 11 432 382 - 1790,06 €
12 432 382 -   1 790,06 €    

 

Reclassement C et C2

C1 C2
ANCIENNE SITUATION DANS LE GRADE NOUVELLE SITUATION DANS LE GRADE ANCIENNETÉ D’ÉCHELON CONSERVÉE ANCIENNE SITUATION DANS LE GRADE NOUVELLE SITUATION DANS LE GRADE ANCIENNETÉ D’ÉCHELON CONSERVÉE
1 1 SA 1 1 AA
2 1 1/2 AA 2 2 1/2 AA
3 2 1/2 AA 3 3 1/2 AA
4 3 1/2 AA 4 4 1/2 AA
5 4 1/2 AA 5 5 1/2 AA
6 5 1/2 AA 6 6 1/2 AA
7 6 1/2 AA 7 7 AA
8 7 3/2 AA 8 8 AA
9 8 AA 9 9 AA
10 9 AA 10 10 AA
11 10 AA 11 11 AA
12 11 AA 12 12 AA

 

C2

 
DEPUIS LE 1er  OCTOBRE 2021 (C2) À PARTIR DU 1er  JANVIER 2022 (C2)
ÉCHELON INDICE BRUT INDICE MAJORÉ DURÉE TRAITEMENT BRUT ÉCHELON INDICE BRUT INDICE MAJORÉ DURÉE TRAITEMENT BRUT
1 356 340 1 an 1 593,24 € 1 368 341 1 an 1597,93 €
2 359 340 2 ans 1 593,24 € 2 371 343 1 an 1607,30 €
3 362 340 2 ans 1 593,24 € 3 376 346 1 an 1621,36 €
4 364 340 2 ans 1 593,24 € 4 387 354 1 an 1658,85 €
5 376 346 2 ans 1 621,36 € 5 396 360 1 an 1686,97 €
6 387 354 2 ans 1 658,85 € 6 404 365 1 an 1710,40 €
7 404 365 2 ans 1 710,39 € 7 416 370 2 ans 1733,83 €
8 430 380 2 ans 1 780,68 € 8 430 380 2 ans 1780,69 €
9 446 392 3 ans 1 836,92 € 9 446 392 3 ans 1836,92 €
10 461 404 3 ans 1 893,15 € 10 461 404 3 ans 1893,15 €
11 473 412 4 ans 1 930,64 € 11 473 412 4 ans 1930,64 €
12 486 420 - 1 968,13 €   486     1 968,13 €

 

C3

 
DEPUIS LE 1er  JANVIER 2021 (C3) À PARTIR DU 1er JANVIER 2022
ÉCHELON INDICE BRUT INDICE MAJORÉ DURÉE TRAITEMENT BRUT INDICE BRUT INDICE MAJORÉ TRAITEMENT BRUT
1 380 350 1 an 1640,10 € 388 355 1663,53 €
2 393 358 1 an 1677,59 € 397 361 1691,63 €
3 412 368 2 ans 1724,45 €      
4 430 380 2 ans 1780,68 €      
5 448 393 2 ans 1841,60 €      
6 460 403 2 ans 1888,46 €      
7 478 415 3 ans 1944,69 €

INCHANGÉ

8 499 430 3 ans 2014,98 €      
9 525 450 3 ans 2108,70 €      
10 558 473   2216,48 €      

CGT | F!DL | MNL | FSU | UNEF | UNL | SOLIDAIRES


Augmenter les salaires, c'est urgent !

Tout augmente depuis des semaines sauf les salaires, voilà ce que disent les salarié-es dans tous les secteurs d'activité, dans le public comme dans le privé.
Les retraité-es dénoncent également le gel de leurs pensions de retraite et prévoient une nouvelle manifestation nationale le 2 décembre prochain à Paris. Les demandeur-ses d'emploi, dont plus d'un-e sur deux n'est pas indemnisé-e, vont subir de nouveaux reculs conséquents de leurs prestations. Les jeunes continuent d’être relégués à des jobs précaires quand ils ont la chance d’en trouver un, mal payés, et beaucoup vivent en dessous du seuil de pauvreté et dépendent de l’aide familiale ou des dispositifs de distribution de produits de première nécessité. Et ce n’est pas le contrat d’engagement jeune au rabais qui va résoudre leur situation.

Le sondage annuel du Secours Populaire Français constate une hausse de la précarité et la baisse des revenus du monde du travail en 2020. Il comptabilise que 8 personnes sur 10 renoncent à s'acheter des vêtements, à profiter des loisirs pour payer logement et énergie…
Et face à la flambée des prix de l’énergie et des carburants, le gouvernement octroie une prime inflation de 8,30 euros par mois !

Les entreprises reçoivent des milliards d'aides sans aucune conditionnalité en matière d'emploi, ni de normes environnementales. Les plus grandes octroient des dividendes toujours plus élevés et réalisent d’énormes profits.
Pour les organisations CGT, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNEF et UNL, cet argent doit être affecté à l’augmentation générale des salaires et, en premier lieu, au relèvement conséquent du SMIC. La ministre du Travail doit décider immédiatement l'augmentation automatique des salaires et des minima dans les branches ainsi que l’ouverture immédiate de négociations dès que le SMIC augmente.

Dans la fonction publique, l’État doit montrer l’exemple en prenant des mesures générales de revalorisation : dégel de la valeur du point d’indice, ajout uniforme de points sur les grilles, mesures de rattrapage des années de gel (…). La mise en oeuvre réelle de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes doit devenir enfin effective. Dans le secteur privé, les organisations syndicales appellent à réunir les salarié-es pour exiger l’ouverture de négociations sans attendre les NAO. Dans les entreprises publiques et les administrations, elles exigent l’ouverture de véritables rendez-vous salariaux débouchant sur une revalorisation du point d’indice.

Ensemble, allons chercher une rémunération à la hauteur des qualifications, la remise en place de classifications, un déroulement de carrière prenant en compte les diplômes et l’expérience professionnelle.
Augmenter le salaire horaire ou salaire de base, ce n’est pas seulement augmenter le salaire net mais le brut et ainsi protéger notre sécurité sociale et pérenniser de bonnes retraites. C’est aussi ce qui permet d’avoir des services publics de qualité et en proximité, notamment des soins de santé, de l’école à l’enseignement supérieur, les transports en commun…
Augmenter les salaires, c’est la première préoccupation des salarié-es qui veulent pouvoir vivre de leur travail !
Beaucoup d’entre elles et eux sont déjà dans l’action dans le commerce et les services, les transports, la sécurité, l’agroalimentaire à l’instar des salariés de Bergams dans l’Essonne, etc. Toutes et tous ont raison de se mobiliser avec leurs organisations syndicales pour exiger un meilleur salaire de base et des perspectives d'emploi stable et d’évolution professionnelle.

 


La CGT retraités | FO ucr | CFTC | CFE CGC | U fsu | SOLIDAIRES retraités | FCR retraités Fonction Publique | LSR | ENSEMBLE & SOLIDAIRES


Pour les pensions, la santé et les Services publics

Le 1er octobre, des dizaines de milliers de retraitées et retraités se sont fait entendre dans 164 rassemblements ou manifestations, mais cela n’a pas suffi, le gouvernement continue de rester sourd à leurs revendications et il poursuit sa politique antisociale.
Les prix flambent et les pensions sont bloquées, les moyens attribués à la santé et aux Services publics régressent, l’isolement des personnes âgées augmente... Nous sommes 17 millions, nous sommes une force ! Montrons-la le 2 décembre par une immense manifestation nationale à Paris.

Augmentation des retraites, pensions de base et complémentaires

Comment payer les factures avec l’accélération de l’augmentation des prix, de 1,9 % sur un an, qui affecte des secteurs indispensables comme l’énergie, l’alimentation, les transports ? Depuis un an :

- La pension de base n’a augmenté que de 0,4 % ! Cette perte de pouvoir d’achat s’ajoute à celle des années précédentes avec le gel des pensions et même leur baisse de 1,7 % en 2018 (hausse de la CSG).
- La complémentaire a progressé de seulement 1 %. En 10 ans, pour une inflation de 9,88 %, la valeur du point a augmenté de 5,71 % pour les employés (ARRCO), de 5,50 % pour les cadres (AGIRC) !

Depuis 2014, nous avons perdu entre 10 et 12 % de pouvoir d’achat, soit un mois de pension par an !

Sécurité sociale – santé – autonomie

Toute la population l’a vécu pendant la pandémie : la protection sociale est un bien essentiel, elle « n’a pas de prix ». Et pourtant elle est de plus en plus attaquée. La disparition de 115 000 lits en 25 ans dans les hôpitaux et de 100 000 postes de soignants
en 8 ans a créé une situation catastrophique, avec son lot de drames, surtout pour les retraités qui ne sont pas jugés prioritaires. Et la même politique se poursuit en ce moment !
Qui a promis une loi Grand-Âge pour permettre à la population de bien vieillir ? Elle est urgente, il y aura 100 000 personnes âgées de plus en 2030, mais elle vient d’être abandonnée et les quelques mesures pour 2022 restent bien loin de répondre aux besoins :

- Seulement 0,4 milliard d’euros à comparer aux 6 milliards prévus pour 2024 par l’officiel rapport Libault.
- Seulement un peu plus d’un emploi par Ehpad dans 5 ans, très, très loin d’une personne par résident !
- Bien trop peu pour les personnels de l’aide à domicile, renvoyés à une promesse de négociations.
- Rien sur le très onéreux reste à charge, ...

Services publics

Les Services publics et leurs personnels ont joué un rôle irremplaçable dans la lutte contre la pandémie. Nous avons besoin, de plus en plus avec l’âge, de services de proximité, avec du personnel en nombre et formé, garants d’une égalité de traitement sur tout le
territoire, garants d’un accès pour tous partout. Les difficultés s’accumulent pour l’accès au logement, aux transports, à l’énergie, au bureau de poste, à la trésorerie, au numérique, ...

Les Services publics et le lien social sont indispensables ! Le baromètre annuel de l’association Les Petits Frères des Pauvres confirme que 6,5 millions de personnes âgées se sentent seules fréquemment et que 530 000 sont « en situation de mort sociale », sans aucun contact social, amical ou familial, soit 77 % de plus en quatre ans. Recréer du lien social, bien vivre sa retraite, c’est aussi au travers l’accès aux loisirs à la culture. C’est pourtant ce que l’on abandonne en premier quand les moyens de subsistance ne sont pas suffisants. Cela renforce l’isolement des retraités.

Jeudi 2 décembre 2021, montrons notre force !
Manifestation nationale des retraitées et retraités
Toutes et tous à Paris à 13 h 30

Pour :

  • L’augmentation immédiate des pensions de base et complémentaire et leur indexation sur l’évolution des salaires. Pensions de réversion attribuées sans conditions de ressources ni d'âge, améliorées afin de garantir le niveau de vie du/de la conjoint·e survivant et son extension aux couples pacsés, aux concubin·es.
  • La défense de notre système de santé et de retraite, porté par une Sécurité sociale financée par les cotisations sociales et basée sur la solidarité intergénérationnelle. Un grand Service public de la prise en charge de l’autonomie géré par l’assurance-maladie, avec 200 000 embauches dans les EHPAD et 100 000 dans le secteur de l’aide à domicile pour garantir des soins de qualité.
  • La défense et le développement des Services publics de proximité sous contrôle et maîtrise publique. Le maintien et le développement des contacts sociaux, des commerces et services de proximité. La lutte contre l’isolement pour une retraite digne et paisible.
  • La défense de nos libertés individuelles et collectives.

Le Président de la République, son gouvernement et le patronat doivent enfin entendre les retraités.

CGT | FA | FO | U | SOLIDAIRES


Manifestation nationale à Paris le 2 décembre 2021

Pour les pensions, la santé et les Services publics

Les pensions comme les salaires dans la Fonction publique sont gelés alors que les prix flambent, que les moyens des services publics sont amputés, que les attaques contre la Sécurité sociale se multiplient : la lutte contre cette casse de notre modèle social doit être poursuivie sans relâche. Les revendications des retraité-es sont justes. C’est pourquoi les organisations de fonctionnaires CGT, FA, FO, FSU, Solidaires appellent à manifester le 2 décembre à leurs côtés pour

➢ Une amélioration et une consolidation des retraites. Nous revendiquons le rattrapage des pertes su-bies par les retraité-es et un système d’indexation qui permette une évolution des pensions a minima comme l’inflation. Nous revendiquons le droit à la retraite à 60 ans pout tout-es, et le maintien de la catégorie active dans la Fonction publique pour tenir compte des spécificités dans les trois ver-sants de la fonction publique et une meilleure prise en compte de toutes les formes de pénibilité par un départ anticipé à la retraite de cinq ans. Nous exigeons le maintien des régimes existants, notamment, pour la Fonction publique, le Code des pensions civiles et militaires et la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales.

➢ La défense de notre système de santé et de retraite, porté par une Sécurité sociale financée par les cotisations sociales et basée sur la solidarité intergénérationnelle. Nous exigeons un grand service public de la prise en charge de l’autonomie relevant de l’assurance-maladie, avec 200 000 embauches dans les EHPAD et 100 000 dans le secteur de l’aide à domicile pour garantir des soins de qualité.
Nos organisations syndicales revendiquent un droit effectif pour les pensionnés et retraités de la Fonction publique à être bénéficiaires de la participation financière des employeurs publics à la protection sociale complémentaire de leurs agents.

➢ La défense et le développement des Services publics. Nous demandons des créations d’emplois statutaires dans les nombreux secteurs qui en ont besoin, un plan de titularisation des contractuels, l’abandon de toutes les formes d’externalisation et de privatisation, le renforcement du Statut Géné-ral, garantie pour le citoyen d’un service public neutre et impartial et, par voie de conséquence, l’abrogation de la loi dite de transformation de la Fonction publique.

Toutes et tous ensemble pour nos droits, nos conditions de travail et de vie, la justice sociale et les solidarités.

le ministre en a-t-il avec les fonctionnaires ?

Non, les suspicions et les propos menaçants du ministre à l’endroit des enseignant-es qui ne transmettraient pas les valeurs de la République ne sont pas recevables ! Ils sont même indignes de sa fonction !
Depuis des mois, le ministre de l’Éducation nationale s'invente des supposés ennemis de l'intérieur pour se construire une stature politique et un destin personnel.

Comment un ministre de la République peut-il s'abaisser à de si basses manoeuvres, en particulier en instrumentalisant une nouvelle fois la laïcité dont il fait un outil de division plutôt que de concorde ?

Le piège est grossier, le tuyau bien connu et ne parviendra pas à masquer les échecs de sa politique éducative :

  • Payer les AESH en dessous du seuil de pauvreté, est-ce digne des valeurs de la République ?
  • Affaiblir le service public en supprimant des milliers de postes, est-ce digne des valeurs de la République ?
  • Saccager pour la seconde fois la formation de celles et ceux dont la mission est de former des citoyennes et citoyens libres et éclairé-es, est-ce digne des valeurs de la République ?

La FSU rappelle au ministre que c'est en reconnaissant aux fonctionnaires leur qualité de citoyen qu'on leur permet de faire vivre et de transmettre les valeurs de la République.

La FSU exige que Jean-Michel Blanquer revienne publiquement sur ses propos insultants pour l’École et les personnels qui la font vivre.

Les Lilas, le 20 octobre 2021

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