ACTU A LA UNE

Réunies le 7 avril 2021, les organisations syndicales de la Fonction publique territoriale constatent que les mesures contenues dans la loi dite de transformation de la Fonction publique suscitent des réactions de rejet de la part des agent.e.s.

En effet, loin d’améliorer les conditions de travail et d’exercice du service public, cette loi organise l’affaiblissement des services publics locaux, casse le statut de la Fonction publique et précarise les agent.e.s public.que.s dans leurs conditions de travail et leurs conditions de vie.

Alors que les agent.e.s de proximité ont montré leur rôle essentiel depuis plus d’un an assurant chaque jour la continuité des services publics et ont été en première ligne autant sur le plan sanitaire que social, le gouvernement n’a eu de cesse de continuer sa politique et d'appliquer ses contre-réformes. Face à la crise, la réponse du gouvernement consiste à appliquer le « quoi qu’il en coûte » et les dispositions régressives de la loi du 6 août 2019 sur le temps de travail et le droit de grève.

Parce que nous demandons l’abrogation de la loi dite de transformation de la Fonction publique, nous revendiquons ensemble :

  • Le respect des accords locaux concernant le temps de travail : alors que le nombre de chômeurs ne cesse de croitre, le sens de l’histoire va au partage du travail et donc à la réduction du temps de travail ;
  • Le respect du droit constitutionnel pour chaque fonctionnaire, agent.e public.que et salarié.e de pouvoir se mettre en grève. Ce qui casse le service public ce ne sont pas les grévistes, mais bien les politiques d’austérité menées depuis des années et contre lesquelles tous les agents se battent, quel que soit leur statut ;
  • Le maintien et le renforcement des CHSCT en tant qu’instances de plein exercice sans lesquels le premier confinement se serait déroulé de façon encore plus catastrophique pour les agent.e.s (mise en place des plans de continuité d’activité, pressions pour obtenir du matériel de protection, ….) et par voie de conséquence immédiate pour les usager.ère.s.

Constatant l’importance des mobilisations qui se déroulent en ce moment dans de nombreuses collectivités, les organisations syndicales CGT - FAFPT - FSU Territoriale - SUD CT apportent leur soutien aux luttes en cours et appellent les agents à renforcer ces mobilisations, à se réunir et à se mobiliser dans l’unité afin de faire reculer les exécutifs locaux dans l’application de cette loi.

Elles proposent d’ores et déjà que des débats se mènent partout en vue de construire tous.tes ensemble une mobilisation nationale et prévoient une nouvelle rencontre à la fin du mois d’avril.

Contacts presse :

- CGT FDSP : François LIVARTOWSKI : 06 19 90 59 35
- FA - FPT : Martine GRAMOND-RIGAL : 06 65 64 17 71
- FSU TERRITORIAL : Julien FONTE : 06 67 09 39 63
- Fédération SUD CT : 01 58 39 32 09

Communiqué de presse

Le Président de la République a annoncé une nouvelle étape dans les mesures sanitaires, pour freiner l’épidémie avec notamment l’avancée et le dézonage des congés scolaires associé à un passage en distanciel des enseignements.

Il y est acculé aujourd'hui parce qu'en dépit de ses satisfecit répétés, il s'est trompé : au cours des dernières semaines, il a pris seul les décisions, méprisant l'alerte des scientifiques comme le débat démocratique, et s'est enfoncé dans un jusqu'au-boutisme dont toute la population paie maintenant le prix lourd.

La FSU s’inquiète des conséquences dramatiques de cette gestion incohérente et de ce reconfinement qui exposent une partie de la population à une grande précarité et va engendrer aussi son lot de souffrances sur le plan psychologique.  Il est essentiel de mettre en œuvre un plan d’urgence pour les plus démuni-es : hébergement d’urgence, distribution alimentaire, accès aux soins, augmentation des minima sociaux…

S’enfermant dans le déni des difficultés concrètes que pose la crise sanitaire dans les écoles, Le ministère de l’Education Nationale a réduit le débat à une question binaire : ouverture ou fermeture des lieux scolaires. Il porte une lourde responsabilité dans cette situation. Il aurait été possible de faire autrement comme n'a cessé de le réclamer la FSU. Depuis des mois, la FSU alerte sur les conditions dégradées dans lesquelles les personnels font leur métier, au prix d'un épuisement professionnel réel. C'est bien grâce à elles et eux que l'école « tient ».  J.M. Blanquer n'a eu de cesse de mépriser l'engagement des personnels. Il a prétendu que les protocoles étaient suffisants là où tout indique que la politique de tests est défaillante, rien n’a été fait pour améliorer le bâti et en particulier les possibilités d’aération, le nombre d’élèves par classes continue à être trop élevé alors qu’on pourrait fonctionner en petits groupes grâce à des recrutements supplémentaires et la réquisition de locaux : le Ministre n’a pas voulu agir pour répondre aux alertes des personnels de terrain. La reprise épidémique est d’autant plus forte que toutes les mesures qui auraient pu être prises pour éviter une telle intensité n’ont pas été mises en œuvre. Par ailleurs, au-delà des effets d’annonces, et des promesses jamais tenues depuis janvier, aucun calendrier de vaccination des personnels au contact des usager-es et des élèves n’est établi à ce jour.

Aucun enseignement n'a été tiré depuis un an, le ministre n'a fait preuve d'aucune anticipation et les personnels se retrouvent aujourd'hui, veille de la fermeture des écoles, dans une situation d'impréparation identique à celle de l'an dernier, ce qui est un comble ! La FSU demande que les leçons du premier confinement soient tirées : clarification très rapide des objectifs et des modalités de la façon de maintenir le lien scolaire avec les élèves,  temps laissé aux équipes pour s’organiser, moyens donnés aux équipes pluri professionnelles pour assurer un suivi des élèves et recherche de solutions pour les familles ne disposant ni de matériel informatique ni de la connexion nécessaires, relâchement de la pression par des décisions rapides sur l'aménagement des programmes et les examens, etc. Pour la FSU, ce qui se dessine dès mardi 6 avril, ce n'est pas l'école, collectif de travail et d'apprentissage auquel nous sommes attaché-es. C'est autre chose que l'école, et nous savons que les personnels feront tout leur possible pour s'y investir au mieux.  Mais dès maintenant, pour compenser les difficultés présentes, il y a lieu de concrétiser les engagements de recrutement. Pour répondre aux inégalités qui se creusent, et anticiper une possible poursuite de la crise sanitaire, il est urgent de décider d'un réel plan d'urgence pour l'école, afin de la doter de moyens exceptionnels dès la rentrée de septembre.

Les Lilas, le 31 mars 2021

fsu vert

Une large intersyndicale de l'éducation et la FCPE appellent à signer une pétition https://lapetition.fr/reprise-le-26-agir-rapidement demandant des garanties pour la reprise à partir du 26 avril. En une journée, cette pétition a déjà recueilli 20 000 signatures.

A cette heure, le ministère n'a pas encore prévu de réunion, ni avec les parents ni avec les organisations syndicales. Le temps de fermeture des lieux scolaires doit pourtant être un temps utile, c'est maintenant que les conditions de la reprise se jouent, et c'est sur la base des propositions que font les organisations représentatives que doivent se mener les discussions. Nous appelons le ministère à prendre en compte le message envoyé par les signataires de la pétition et à programmer rapidement des réunions de travail pour réussir la reprise.

 



Communiqué de presseFSU u

Alors que l’épidémie de covid-19 s’accélère, les dernières annonces du gouvernement ne répondent pas aux enjeux de santé publique ni aux besoins sociaux d’une population précarisée et appauvrie par la crise sociale et économique.

Les écoles, collèges et lycées semblent enfin être reconnus comme des foyers de contamination mais le « renforcement » des protocoles sanitaires pose question. Avec quels moyens ? Quels personnels ? ATSEM, agents de service, agents techniques, agents chargés de la restauration, secteur périscolaire… les agents territoriaux, tout comme ceux de l’éducation nationale, tentent d’assurer au mieux les protocoles renforcés déjà mis en place sans renfort de personnels. De nombreux collègues sont absents car épuisés, malades ou personnes vulnérables et on ne compte plus les écoles et établissements en sous-effectif. Les personnels présents, qui voient leur charge de travail s’alourdir et doivent prioriser les tâches au détriment de la qualité du service public, s’exposent et exposent d’autant plus les élèves à la contagion.

Au-delà du milieu scolaire, les agent.e.s territoriaux continuent à assurer leurs missions de service public en accueillant les usager.e.s au plus près de leur lieu de vie (mairie, services départementaux, CCAS…) ou en se déplaçant malgré le contexte sanitaire (aides à domicile, portage de repas, soins à domicile, assistants familiaux, personnels des foyers de l’enfance, secteur social et médico-social…). Ces agent.e.s sont au quotidien également exposés au virus et par la même exposent la population.

La FSU Territoriale considère que des mesures urgentes doivent être prises par le gouvernement :

- Abonder les budgets des collectivités territoriales pour leur permettre de recruter les personnels nécessaires à la mise en œuvre de protocoles sanitaires efficaces dans les écoles, collèges et lycées ;

- Elargir le périmètre de vaccination prioritaire à tous les personnels en contact avec le public, quel que soit leur statut ou le versant de la fonction publique où ils et elles travaillent;

- Abroger la loi dite de « Transformation de la fonction publique » et ses dispositions régressives sur le temps de travail : la priorité est aux recrutements et non à l’allongement du temps de travail

Les Lilas, 30 mars 2021

MOBILISONS-NOUS

POUR LES SALAIRES,

L’EMPLOI ET LES MISSIONS PUBLIQUES

Dans le cadre de la journée d’action unitaire à l’appel de nos organisations de la Fonction publique CGT FSU Solidaires et FA-FP, un rassemblement est organisé.

Mardi 6 avril 2021
de 12h à 14h
Place Edouard Herriot,

Paris 7ème (métro Assemblée nationale)
à proximité du ministère de la Transformation et de la Fonction publiques.


Des témoignages de présentation de secteurs en lutte permettront de mettre en avant l’urgence de mesures de rupture avec les politiques d’austérité qui mettent à mal la Fonction publique.
Ensemble, dans l’unité et la convergence la plus large, personnels de la Fonction publique, citoyen.ne.s et usager.e.s, agissons et proposons un autre avenir pour la Fonction publique !

Montreuil, le 1er avril 2021


des annonces …. Et maintenant, vite des actes

Le président de la République a annoncé que les enseignantes pourraient être vacciné-es à partir de « la mi fin avril » , comme personnels pouvant bénéficier d'une forme de priorité. Enfin ! Par la même occasion, Emmanuel Macron reconnaît enfin que les personnels étaient, par leurs conditions d'exercice, particulièrement exposés au Covid 19. Chose que Jean Michel Blanquer n avait jamais daigné faire jusqu ici ! Il était temps ! La FSU intervenait depuis plusieurs mois auprès du ministère pour accélérer la vaccination de tous les personnels qui travaillent sur les lieux scolaires, et pas uniquement des enseignantes.

Maintenant, cette annonce doit se traduire dans les actes. La FSU ne pourra se contenter d'un vague calendrier évoquant « la mi fin avril » comme possible date de début de vaccination. Il faut un calendrier ferme, une date claire et rapide de début de vaccination des modalités précises d'accès à la vaccination et des garanties pour que les personnels soient pris en charge au mieux s'ils devaient subir un arrêt de travail (sans jour de carence). Tous les personnels travaillant dans le service public d'éducation doivent être concernés, ce qui inclut aussi les personnels qui interviennent auprès des enfants et des jeunes à différents moments de la journée : transport scolaire, accueil, ATSEM, restauration, activités périscolaires...

La FSU lance une pétition https://la petition.fr/campagne de vaccination urgence pour demander qu un plan de vaccination soit établi dès maintenant. En 24 heures, cette pétition a déjà recueilli plus de 10 000 signatures.

Maintenir ouverts les écoles, les collèges, les lycées est notre préoccupation à toutes et à tous! Ceci ne peut pas se faire au détriment de la santé des personnels, des élèves et de leurs familles. Les solutions existent : tests massifs; moyens pour les remplacements; aération des salles; mesures pour la cantine; diminution des effectifs dans les classes; redéfinition des cas contacts et de la règle de fermeture des classes; recrutement de personnels pour renforcer la désinfection des écoles et établissements scolaires, etc mais elles n ont jamais été vraiment mises en oeuvre par le gouvernement.

Emmanuel Macron reconnaît que nos professions sont exposées et que des efforts nous sont demandés.

Dans cette 3 ème vague, il faut protéger l école , ses personnels et les élèves.

Les Lilas le 24 mars 2021 Vaccination des personnels

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